Souffles (Champs II) (1968)

Gilles Tremblay

two flutes (and piccolo), oboe, clarinet, horn, two trumpets in B-flat (and trumpets in C), two trombones, piano, two percussions and double bass

Commission: SMCQ, with support from the CCA

[English translation not available]

Matériau: un champ sonore (ou formant) principal et des champs satellites avec toutes les transpositions nécessaires soit libres (par associations de groupes de notes communes), soit par cycles fermés.

Deux idées complémentaires président à la forme:

  • souffles: être, énergie qui dure, mouvement vers
  • fulgurances: capter l’instant

Ce qui implique toutes les idées corollaires et les idées de fusion entre les deux: le fait de commencer, naissance, formation. Combats, jeux, interactions, réflexes. Instant gonflé qui dure (cf. Monteverdi).

La grande forme est directionnelle. Par contre, les formes intérieures sont très souvent mobiles et donnent une marge de liberté à l’imagination de l’interprète.

Un découpage par séquences correspondrait mal à la réalité. Voici donc, très schématiquement un résumé des principaux éléments:

  • Souffles. Formations.
  • Fulgurances.
  • Rotations (mélodie d’espace) et batteries.
  • Mélodie (de hauteur) et temps suspendus.
  • Suite des rotations et batteries.
  • Fluctuations des formants du spectre harmonique. Formations.
  • Développement et décomposition de deux blocs en une coulée de lave bicolore et très dense.
  • Foisons, divers et fulgurances.
  • Combats, proclamations, réflexe. jeux, naissance de mondes (choix, réflexes binaires, de un à tous, en jeu suraigu, en musique isochrone des cuivres, en pluie sonore).
  • Mémoire allusive, et devenir d’une mélodie sans fin, plurielle d’aspects (fréquence, espace, timbres) en un arc de cercle interrompu ou plutôt relayé par le silence, et la vie qui se poursuit.

L’œuvre porte en exergue: «L’homme est semblable à un souffle, ses jours sont comme l’ombre qui passe» (Ps. 144, verset 4)

Gilles Tremblay [x-09]

Performances