L’Homme et son désir, op 48 (1918)

Darius Milhaud (Paul Claudel, libretto)

four voices, twelve instruments, and six percussions

[English translation not available]

En janvier 1917, l’écrivain Paul Claudel demande à Darius Milhaud de l’accompagner au Brésil comme secrétaire. Tous deux s’enthousiasmeront de la nature et de la culture du pays et y trouveront leur inspiration. Claudel fréquente, en autres artistes, Vaslav Nijinski, en tournée avec les Ballets russes de Diaghilev. De cette rencontre lui vient l’idée d’un ballet qui se déroulerait dans la forêt amazonienne, projet dans lequel il entraine le compositeur Milhaud. Dans L’Homme et son désir, Milhaud utilise des œuvres populaires brésiliennes: on reconnaît les rythmes de danses brésiliens, les mélodies et l’usage massif des percussions, qui, pour la première fois dans l’histoire de la musique, prenaient une place centrale dans un orchestre. Sa maîtrise de la technique lui permet de représenter les sons de la forêt tropicale d’une manière réelle. Autre caractéristique de cette œuvre: les dimensions spatiale et temporelle se situent au cœur de la représentation du ballet et permettent à Milhaud d’expérimenter la polytonalité.

L’œuvre se compose de huit parties jouées en un seul mouvement:

  • Scène I
  • Apparition de la lune
  • L’Homme endormi et le fantôme de la femme morte
  • L’homme qui dort debout, oscillant comme dans un courant d’eau et comme sans aucun poids
  • Toutes les choses de la forêt qui viennent voir l’homme endormi
  • Danse de la passion
  • Réapparition de la femme qui entraîne l’Homme peu à peu en tournant lentement devant lui sur elle-même
  • La lune I a disparu la première. La lune II disparaît à son tour. Les heures noires se sont écoulées. On voit apparaître les premières heures blanches.

Performance