Pierre Boulez

Montbrison, Loire, France, 1925 — Baden-Baden, Allemagne, 2016

  • Compositeur
  • Chef

Après des études en classe de mathématiques spéciales, Pierre Boulez se tourne vers la musique en 1942 et s’installe à Paris où il sera admis, deux ans plus tard, dans la classe d’harmonie d’Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris. Andrée Vaurabourg lui enseignera ensuite le contrepoint, Olivier Messiaen la composition et René Leibowitz la technique dodécaphonique. En 1946, nommé directeur de la musique de scène de la Compagnie Renaud-Barrault, il compose la Sonatine pour flûte et piano, la Première Sonate pour piano et la première version du Visage nuptial pour soprano, alto et orchestre de chambre, sur des poèmes de René Char. Dès lors, sa carrière de compositeur s’affirme. En 1953 naissent les Concerts du Petit Marigny qui prendront l’année suivante le nom de Domaine Musical, dont il assurera la direction jusqu’en 1967. En 1969, Pierre Boulez dirige pour la première fois l’Orchestre philharmonique de New York, dont il prendra la direction de 1971 à 1977, succédant à Leonard Bernstein. Parallèlement, il est nommé chef permanent du BBC Symphony Orchestra à Londres, fonction qu’il assume de 1971 à 1975. À la demande du président Georges Pompidou, Pierre Boulez accepte de fonder et de diriger l’lnstitut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam), qui ouvrira ses portes à l’automne 1977. En 1975, Michel Guy, secrétaire d’État aux Affaires culturelles, annonce la création de l’Ensemble Intercontemporain (EIC), dont la présidence est confiée à Pierre Boulez. Nommé en 1976 professeur au Collège de France, il est également l’auteur de nombreux écrits sur la musique. Parallèlement, Pierre Boulez s’associe à d’autres projets importants pour la diffusion de la musique, telles les créations de l’Opéra de la Bastille et de la Cité de la musique à la Villette. En 1992, Pierre Boulez décide de quitter la direction de l’Ircam pour se consacrer à la direction d’orchestre et à la composition. Il signe un contrat d’exclusivité avec Deutsche Grammophon et continue son imposante discographie avec les plus grands orchestres. Ses principales œuvres réalisées à l’IRCAM sont Répons (1981-1988) pour six solistes, ensemble et ordinateur, créée dans sa version finale lors du festival d’Avignon en 1988; Dialogue de l’ombre double (1985) pour clarinette, bande et dispositif de spatialisation et Exposante fixe pour flûtes, ensemble et ordinateur (1991-1995).

[Médiathèque de l’IRCAM]