Yves Daoust

Longueuil, Québec, 1946

  • Compositeur

J’entre au Conservatoire à l’âge de 20 ans, en piano dans la classe du maître Irving Heller. Débuts fulgurants puis baisse graduelle de rendement et d’intérêt, mes yeux se tournant de plus en plus vers la nouvelle classe de composition confiée à Gilles Tremblay. Je fais finalement le saut. Trois ans chez ce grand pédagogue à qui je dois beaucoup. Comprenant que la musique sérielle n’était pas ma tasse de thé, il a la brillante idée de me présenter à Maurice Blackburn. Ça clique immédiatement entre nous. Stage à l’ONF en conception sonore, puis départ pour l’Europe. Je passe rapidement par le CNSP, cours privés avec Gilbert Amy et surtout, découverte du Groupe de musique expérimentale de Bourges: stage de deux ans. J’y découvre l’œuvre Hérétozygotes, de Luc Ferrari, qui fut une révélation: j’avais trouvé ma voie. Retour à Montréal, trois ans comme concepteur sonore à l’ONF puis retour au bercail: j’enseigne au Conservatoire le solfège, l’analyse, puis je redémarre péniblement la classe de composition électroacoustique (ça prendra 15 ans de luttes pour faire accepter le programme). Première œuvre acousmatique de concert: Quatuor (1979). Puis première commande mixte (Valse, SMCQ, 1981). Je développe de plus en plus mes idées autour de la notion de «docu-fiction» que j’applique tant aux musiques mixtes qu’acousmatiques. Je me centre de plus en plus sur l’humain.

Depuis ma retraite du Conservatoire, je me consacre à temps plein à une tentative (don-quichottesque?) de renouvellement de l’enseignement de la musique à l’école dans une approche non plus fondée uniquement sur l’acquisition de savoirs (distinguer une ronde d’une blanche…) mais sur le développement de la créativité.

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