Jeudi 12 octobre 2006, 20h00

Salle Pierre-Mercure — Centre Pierre-Péladeau

300, boulevard de Maisonneuve Est [métro Berri-UQAM], Montréal, Québec

Billets: 514-987-6919

Billets

  • Régulier: 25,00$
  • Étudiant: 12,50$
  • Aîné: 10,00$

Radio SMCQ: Destination soleil

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Un concert d’ouverture sous le signe de l’humour et de la virtuosité. Gare à la casse!

Avec la collaboration du Studio de composition numérique de l’École Schulich de l’Université McGill, Sean Ferguson, directeur

Programme

Mot du directeur artistique

Avec l’été, déjà (hélas!) dernière nous, l’automne qui bat son plein et les grandes noirceurs hivernales approchant à pas de géant, quoi de plus tonifiant que de prendre un forfait «destination soleil» comme le font tant de Québécois pour échapper aux interminables rigueurs d’un climat impossible!

Destinations soleils au pluriel devrait-on dire, car les œuvres au programme de ce 281e concert de la SMCQ nous proposent en effet la visite de lieux ensoleillés bien sûr, mais ô combien différents!

Émule, voire disciple, du légendaire compositeur américain Carl Stalling — l’auteur de la musique des célèbres dessins animés de Bugs Bunny — John Zorn nous propose d’abord une incursion solo dans le désert de l’Arizona avec Road Runner pour ensuite s’éclater complètement avec For your Eyes Only, sorte de délire instrumental à la fois clin d’œil affectueux à James Bond et trame sonore d’une bande dessinée imaginaire…

Zorn (qui a rédigé sa thèse de maîtrise en composition sur la musique de Stalling) nous entraîne dans un labyrinthe virtuose de «situations» musicales tout aussi invraisemblables que cocasses. Road Runner et For your Eyes Only témoignent éloquemment d’une imagination fertile, débridée, ainsi qu’un d’un sens aigu du «timing».

Commande de la SMCQ en 1992, Destination Soleil de René Lussier raconte l’histoire vécue suivante:

Par une journée sans histoire, banale (Le Quotidien) notre «héros» reçoit un coup de fil (Le Téléphone). On l’appelle de New York pour lui offrir un contrat, l’invitant à se rendre dans la métropole américaine pour y donner un concert. S’en suit une conversation qui rapidement tourne en négociations laborieuses. (Angoisses 1 et 2 au téléphone) L’Affaire étant finalement conclue, notre «héros» fait sa valise (La valise) et se rend à l’aéroport à destination de New York. Un «drame» aussi imprévu que pénible avec un douanier zélé à Dorval (Immigration) vient presque compromettre la suite de cette histoire. Mais qu’à cela ne tienne (!) tout finit par s’arranger, l’avion décolle et notre «héros» arrive à destination (New York) et y donnera son concert; tout est bien qui finit bien! L’humour extraordinaire de Lussier, que nous avions découvert et goûté dans Le trésor de la langue, y est toujours présent et souligne encore une fois la merveilleuse «délinquance» de ce musicien virtuose, dont la pratique musicale ne connaît pas de frontières.

Opus «célébrissime», s’il en est, de Denys Bouliane, ses Jeux de Société pour piano et quintette à vent sont, à mon humble avis, parmi les pages les plus lumineuses que l’on peut trouver pour cette formation instrumentale. D’une finesse d’écriture «aboutie» et d’une virtuosité (surtout au piano) à vous couper littéralement le souffle, Bouliane s’amuse ici à recréer — en musique évidemment — les différentes «atmosphères» liées à ces lieux communs, banals et superficiels que sont les jeux de société. Le compositeur va peu à peu transcender son sujet (l’objet musical) par une invention sans cesse renouvelée du discours musical, se nourrissant de lui-même et transformant la «réalité» comme si son image était réfléchie par une série de miroirs déformants.

On finit par rire «jaune…»

Tout ceci vous sera servi en grande pompe et le sourire aux lèvres, avec le concours de Joseph Petric à l’accordéon, René Lussier à la guitare, Durval Cesetti au piano, les musiciens de l’Ensemble de la SMCQ et, pour ses «débuts» chez nous ce soir, le jeune et brillant chef Jean-Michaël Lavoie, qui dirigera Jeux de Société.

Bon concert et bon 40e anniversaire!

Walter Boudreau, 33 octobre 2006

Composer au présent!

La SMCQ vit au rythme effervescent de la création musicale depuis maintenant près de cinquante ans. Avec ses concerts réguliers, sa Série hommage, son Festival international et ses activités jeunesse, elle est à la fois une tribune pour les compositeurs d’aujourd’hui et une fenêtre ouverte sur la création pour tous.

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