flûte, clarinette, piano, deux percussions, violon, alto, violoncelle et contrebasse

Aschenblume est l’histoire d’une parabole existentielle, ou plutôt de la fin de cette parabole, de sa descente finale. Protagoniste de cette histoire est la situation musicale plusieurs fois répétée au début de la pièce (une sorte d’ostinato rythmique se figeant graduellement en un accord tenu). Sa propriété première est la durée. Si durer signifie une capacité à évoluer, à produire du neuf, cette situation musicale initiale, qui avant même d’être déclinée est intrinsèquement en mouvement, constitue presque une métaphore du durer et contient en elle ce qui sera son voyage futur, son aventure.

Le protagoniste subira au cours de la pièce plusieurs métamorphoses engendrant des situations qui s’éloignent de plus en plus de celle du départ. Simultanément, un processus d’érosion progressive en réduira graduellement la durée. Ce qui, au début de l’œuvre pouvait être perçu comme une section, deviendra à la fin à peine plus qu’un grain de sable, un atome dépouillé de ses propriétés qualitatives, rendant vain le processus de progressive différentiation qui avait eu lieu jusque-là.

Aschenblume (mot allemand issu d’un poème de Paul Celan) est le nom qui est donné parfois à la cendre qui a pris une forme de fleur en se déposant.

Cette pièce est une commande de l’Etat et de l’ensemble Court-Circuit. Elle est dédiée à la mémoire de Gérard Grisey.

Mauro Lanza

Exécution

Page oeuvre@21532 générée à Montréal par litk 0.600 le lundi 14 avril 2014. Conception et mise à jour: DIM.