Orion (1979)

Claude Vivier

orchestre

«Éternel retour, comme dans l’histoire avec un grand H, qui attend toujours avec impatience le retour de ses saints rédempteurs et de ses dictateurs.»

Claude Vivier

Il semble que Vivier nous livre ici la clef de ses obsessions: le titre, Orion, la constellation; la mélodie à la trompette, «instrument de la mort au Moyen Âge», référence à la messe des morts, au rituel; la mélodie rappelée, développée, transformée à travers toute l’œuvre, l’obstination de l’éternité. Tout y est, dans une simple beauté.

Dans ses notes de programme, Vivier s’y prend à trois fois pour décrire l’œuvre, dont la plus curieuse est certainement celle-ci: «Orion comprend six sections: présentation de la mélodie, premier développement de la mélodie sur elle-même, second développement de la mélodie sur elle-même, méditation sur la mélodie, souvenir de la mélodie et enfin la mélodie sur deux intervalles.» Cette description aussi répétitive que mystérieuse trouve sa raison d’être dans la dernière phrase, qui peut laisser croire que même Orion serait en quelque sorte autobiographique: «J’ai l’impression de piétiner dans un avion; je reste sur place, et pourtant, je vais du Caire à Kuala Lumpur.»

[viii-07]

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