Triojubilus (1985)

Gilles Tremblay

flûte, harpe et percussions

Trio puisqu’il y a trois exécutants, jubilus parce que ce mot a la même racine que joie. En chant grégorien, ce mot désigne la grande vocalise ornementale sur une seule syllabe. Le début de l’Alléluia de la nativité étant cité en exergue, l’œuvre en devient ainsi le jubilus. Écrit essentiellement pour fêter une naissance, celle de Raphaël qui en est le dédicataire. En voici les points saillants.

  • Le solo initial de la flûte explore le silence, organisant son espace comme la vie qui fuse, variée, imprévisible, en de multiples éléments (mélismes, la note Si, des groupes d’intervalles complémentaires alternés, éclats de glissandi, un réseau de tierces mineures, une séquence métrique).
  • Appel par le vide (à l’entrée de la harpe) produit par deux fondamentales convergeant vers un même son virtuel non manifesté.
  • Jaillissement I, jubilatoire.
  • Séquence pianissimo et cursive, commentaire conduit par les cloches à vache, préludant à un
  • Concert formé d’une série de carillons rapides, entrecoupés de commentaires (éclats, intervalles complémentaires alternés, séquence de la harpe) et développés dans différents registres. Ils sont fondés sur un réseau de tritons, issus du solo de flûte.
  • Jaillissement II en un grand mobile.
  • Double avec commentaires et réflexes.
  • Jaillissement III, mystérieusement doux et allusif, avec harmoniques d’embouchure (whistle tones) et sons multiphoniques.

Gilles Tremblay [x-09]

Exécutions