Lonely Child (1980)

Claude Vivier

soprano et ensemble

Sans doute l’œuvre la plus marquante de Vivier, Lonely Child est décrite par le compositeur comme «un long chant de solitude». Cette solitude et le désespoir qu’elle provoque sont sentis en profondeur dans les cinq chants qui constituent l’œuvre, tous formés de courtes phrases parlant de fées et de rêves, de magiciens et de contes, ainsi que de longues bribes de texte en langue inventée.

Plusieurs significations possibles ont été avancées pour expliquer le langage inventé chez Vivier — la langue potentielle de ses parents biologiques qu’il n’a pas connus, l’expression de quelque chose de refoulé, que l’on souhaite dire mais pour lequel on ne trouve pas les mots, etc. Ces hypothèses sont aussi probables qu’elles stimulent l’imagination. Cependant, si l’on en croit une entrevue avec Vivier à Radio-Canada, on constate que l’idée musicale derrière Lonely Child consiste en un grand mariage de timbres, «de grands faisceaux de couleurs!», qui n’est pas étranger aux syllabes de la langue inventée.

Martine Rhéaume

Exécutions