Kopernikus (1978-79)

Claude Vivier

deux sopranos, mezzo-soprano, ténor, baryton, basse, hautbois, trois clarinettes, trompette, trombone, violon et support stéréo

Création: 9 mai 1980, Concert, Salle du Maurier — Monument-National (Montréal, Québec)

«Ce qui m'intéresse c'est l'idée du chercheur cosmique, qui a commencé à voir plus loin que la terre.»

Claude Vivier

L’opéra Kopernikus ne met pas en scène une histoire, mais plutôt des personnages réels et fictifs qui interagissent, réagissent à la musique et agissent la musique. Sept chanteurs et sept instrumentistes évoluent ensemble dans ce rituel onirique, centré sur le personnage féminin d’Agni qui voit intervenir Lewis Carroll, Merlin, une sorcière, la Reine de la nuit, un aveugle prophète, un vieux moine, Tristan et Isolde, Mozart, le maître des eaux, Copernic et sa mère.

Les récentes productions de Kopernikus donnent l’impression d’un ballet pour chanteurs et instrumentistes: comme dans la danse, le spectateur se laisse emporter par cet univers mi-narratif, mi-éclaté, où la musique semble parler avec autant d’efficacité que les langues dans lesquelles s’expriment les chanteurs - l’allemand, le français et, peut-être à son paroxysme ici, la langue inventée de Vivier. Il en résulte un mariage de timbres sombre, enchanteur, envoûtant, d’où se détachent des personnages vocaux et instrumentaux qui parlent directement à l’âme, qui nous guident dans ce rituel.

Martine Rhéaume [viii-07]

Exécution