ballet: six percussionnistes

Pléïades a la force des œuvres incantatoires. En l’écoutant, deux mille ans d’Occident deviennent exotiques, et l’auditeur retrouvant mètres et sonorités qui viennent de la Grèce antique autant que de Bali, participe à une étrange cérémonie, «religieusement profane». Pléiades est peut-être la plus grande composition pour percussion du répertoire et le défi le plus risqué. Le titre de l’œuvre est ambigu; il réfère à la fois à la pluralité, aux sept filles d’Atlas et de Pléioné dans la mythologie grecque et à l’astrologie. Le titan Atlas avait sept filles avec Pléione: les Pléiades. Lorsque le titan, après la révolte contre les dieux, fut condamné à soutenir la voûte du ciel, les sept filles se transformèrent en autant d’étoiles que l’on peut distinguer dans le groupe dit «des Pléiades» dans la constellation du Taureau. Xenakis invente un instrument spécialement conçu pour cette œuvre: le «sixxen» (les «six» percussionnistes et «xen» de Xenakis). Il consiste en dix-neuf plaques de laiton, d’acier et d’autres métaux accordés à des hauteurs irrégulières. Xenakis a construit une gamme nouvelle très caractéristique qui se révèle être très proche de gammes antiques de la Grèce, du Proche-Orient et d’Indonésie.

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Exécutions

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