quatuor de saxophones (deux saxophones altos et deux saxophones barytons)

Le souvenir que l’on a d’une pièce musicale est bien différent de la musique réellement entendue. Parfois certains passages s’étirent dans nos souvenirs alors que pour d’autres nous ne retenons qu’une sonorité globale. Avec Skelter, j’ai tenté d’évoquer le souvenir de Helter Skelter, chanson parue sur le célèbre album blanc des Beatles. L’idée n’est pas de recréer ou encore de mettre en variations cette musique, mais plutôt d’en extraire certains éléments tels certains courts passages du solo de guitare de George Harrisson et de les développer. Ces quelques éléments dominent la pièce plus que la mélodie en tant que telle. Dans l’original, avec un peu d’imagination, on peut entendre un saxophone hurler au lointain. Dans Skelter, ce saxophone imaginaire est magnifié en un quatuor de saxophones. Dans l’original, la musique s’éteint dans un traditionnel «fade-out», pour revenir subitement par surprise à plein volume. Dans Skelter, le son disparaît progressivement, mais la pulsation rythmique persiste avec le jeu de bruits de clés des saxophones.

Si cette pièce tente de démontrer quelque chose, ce serait l’impossiblité de l’exactitude du souvenir. En vérité, ce dont on se souvient, révèle plus qui nous sommes que l’objet dont on se souvient.

[iv-09]

Exécution

Page oeuvre@24839 générée à Montréal par litk 0.600 le lundi 14 avril 2014. Conception et mise à jour: DIM.