Publiées en 1916, les Trois chansons de Ravel combinent naïveté et cynisme. La troisième de ces chansons est tout en jeux sonores, à la manière de Janequin, et la seconde fait référence à la guerre. Ravel dédia cette œuvre à son ami, le ministre Paul Painlevé, qui l’avait aidé lorsqu’il avait essayé d’entrer dans les Forces Armées françaises, et qui pouvait difficilement ne pas saisir le message. Celui-ci apprécia sans aucun doute le double sens du dernier vers: «Emportez-le aussi». Mais ce n’était que présomption: il n’aurait pu présenter de preuve plus convaincante de la nécessité de rester en vie…
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20 août 2010. Conception et mise à jour: DIM.