Contrairement aux musiques strophiques de l’époque, la plupart des madrigaux sont composés sur des poèmes de qualité, sans répétition strophique ni refrain. Ils s’adaptent au sens du texte et expriment avec précision les sentiments de chaque vers, grâce à des procédés de musique descriptive. Dans le Livre V de madrigaux de Monteverdi, publié en 1605, le compositeur oppose pour la première fois le style «nouveau» (ou «seconda prattica»), qu’il décrit dans sa préface comme «la perfection de la musique moderne», au style «ancien» (ou «prima prattica»), caractérisé par une grande fidélité aux règles du contrepoint enseignées au siècle précédent.

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