Ballet Mécanique (1924, 53; orch. 2000)

George Antheil (Paul D Lehrman, orchestration)

piano, vidéo et support 8 pistes

Ballet mécanique (1924-25) est la composition la plus connue de George Antheil (1900-1959). Le natif de Trenton, au New Jersey, y atteint son apogée dans son style mécaniste qui emprunte à Stravinsky ses sonorités percussives et sauvages, les fusionnant avec le jazz, le ragtime et les sons du nouvel âge industriel. Ballet mécanique fut conçue pour être jouée par seize pianolas répartis en quatre groupes de quatre, opérés de façon électrique à partir d’un seul rouleau maître, deux pianos joués par des humains, trois xylophones, quatre grosses caisses, trois hélices d’avion, une sirène et des sonneries électriques. Lors de la création de l’œuvre, la technologie ne permettait pas d’utiliser tous ces instruments. S’il n’y avait qu’un seul pianola lors de la première de la pièce, les avancées informatiques depuis les années 90 ont permis son exécution par de multiples pianos mécaniques. Grâce à l’ingéniosité du nouvel arrangement de Lehrman et Livingston, réalisé à la demande du festival SinusTon de Magdebourg, en Allemagne, l’hôte de la première mondiale en 2013, la présence humaine peut désormais s’enrichir des instruments virtuels, multipliant les sonorités, et réalisant le souhait d’Antheil, le tout en synchronicité avec le film de Murphy et Léger, chef-d’œuvre du cinéma d’avant-garde, une entreprise impensable à l’époque d’Antheil.

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Exécutions